Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Histoire et civilisations anciennes

Histoire et civilisations anciennes

Voyage dans l'Antiquité, 4000 ans d'Histoire des civilisations.

Seth, Dieu égyptien, Egypte antique

      Seth est le dieu de la confusion, du désordre et de la perturbation, maître du tonnerre et de la foudre, il exerce sa puissance sur les marges de l'Égypte que sont les contrées désertiques.

 

Un des Dieux primordiaux

du panthéon égyptien


 

statue de Seth

 

Seth

 

 

Hiéroglyphe :

cartouche de Seth

 

Lieu de culte : ville d’Ombos (Entre Thèbes et Coptos)

 

Ramsès II couronné par Seth et Horus.

 

      Seth (de l'égyptien Setesh / Soutekh) est l'une des plus anciennes divinités égyptiennes. Seth n'a pas de signification exacte pour son nom, celle-ci restant inconnue. Il est proposé "celui des bandelettes" ou Sou-tekh, pour "celui du Sud", la graphie pouvant différer d'un point à l'autre de l'Égypte. Il aurait été à l'origine prononcé Sūtah. Sa représentation, au museau effilé et aux oreilles dressées mais tronquées, est une composition hybride née de l'imaginaire des Égyptiens des temps prédynastiques. Cette iconographie monstrueuse est peut-être inspirée de l'oryctérope, un termitivore, fouisseur des savanes africaines. Dans le mythe, Seth est le dieu de la confusion, du désordre et de la perturbation, ce que souligne l'écriture hiéroglyphique dans laquelle l'animal séthien sert de déterminatif pour des concepts négatifs (autoritarisme, fureur, cruauté, crise, tumulte, désastre, souffrance, maladie, orage).

      Maître du tonnerre et de la foudre, il exerce sa puissance sur les marges de l'Égypte que sont les contrées désertiques, les zones arides et les pays étrangers à la plaine du Nil. Seth est un dieu complexe.

 

Rivalité entre Seth et Horus

      Sa nature brutale se manifeste plus particulièrement dans un comportement sexuel agressif, tant homosexuel avec Horus qu'hétérosexuel avec de belles déesses qu'il poursuit de ses assiduités. Sa puissance désordonnée contribue néanmoins à l'équilibre cosmique. Selon la vision égyptienne, les forces destructrices sont en lutte perpétuelle contre les forces positives. En cela, Seth s'oppose à son frère Osiris, symbole de la terre fertile et nourricière. Dès les Textes des Pyramides, Seth est l'éternel rival d'Horus.

      Au cours d'une lutte, il arrache l'œil de son adversaire qui en retour le blesse aux testicules. L'antagonisme des deux dieux illustre la double nature de Pharaon qui unit en sa personne ces deux forces contraires mais complémentaires. Si Horus est le dieu de l'ordre pharaonique, la puissance irraisonnée de Seth participe à la symbolique royale en tant qu'image de la force violente et déchaînée que le roi déploie contre ses ennemis. Protecteur de Rê, Seth combat le serpent Apophis et participe donc à la bonne marche du monde. Bien qu'inquiétant et lié à des forces aveuglément destructrices, Seth est cependant plus un dérangeant fripon qu'un démon maléfique, du moins dans les mythes anciens.

 

Seth harponne Apophis pour défendre la barque de Rê. (Papyrus de dame Cherit-Webeshet)

 

      Ce n'est qu'à partir de la Troisième Période intermédiaire que l'image de Seth se ternit durablement, peut-être en réaction aux prises de contrôle successives de plusieurs peuples étrangers sur le royaume d'Égypte. Seth, associé aux puissances étrangères, devient l'agent maléfique de la perte du pays. Les mythes relatifs à Seth le dépeignent alors comme ambitieux, comploteur, manipulateur, se concentrant sur l'assassinat de son frère Osiris. Il est progressivement confondu avec Apophis, le serpent du chaos, malgré l'ancienne tradition selon laquelle il le combattait au nom de Rê. Le monde grec l'a identifié à Typhon, monstre primordial du chaos et entité maléfique comparable.

 

Filiation :

 

 

Nout

Geb

Seth

Epouse, Parèdre

Enfants

Nephthys

-

 

A lire aussi...

Panthéon des Dieux et Déesses égyptiens principaux

 

Haut de page

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article